Date
22 nov. 2025
Plus que des soins : tes cheveux mangent ce que tu manges
Les soins que tu appliques sur ton cuir chevelu sont importants.
Mais tes cheveux, avant d’être une longueur, sont d’abord fabriqués à l’intérieur :
dans tes bulbes, nourris par ton sang, tes nutriments, ton équilibre hormonal.
Sans alimentation suffisante et variée, le corps priorise les organes vitaux… et les cheveux sont souvent les premiers à “payer le prix” :
perte de densité,
cheveux ternes, cassants,
repousse plus lente.
Pas besoin de tomber dans la restriction ou les régimes parfaits.
L’idée, c’est plutôt d’identifier les familles d’aliments qui soutiennent la fibre capillaire.
1. Les protéines : la base de la fibre
Le cheveu est composé majoritairement de kératine, une protéine.
Sans apport suffisant, le corps a moins de “matériaux” pour construire de nouveaux cheveux.
Dans ton assiette :
œufs, poissons, volailles,
légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots),
tofu, tempeh,
yaourts, fromages, selon tes tolérances.
L’objectif n’est pas de compter les grammes, mais de t’assurer qu’il y a une source de protéines à presque chaque repas.
2. Les bons gras : hormones & cuir chevelu
Les hormones stéroïdiennes (dont certains androgènes) sont fabriquées à partir du cholestérol et des lipides.
Avoir des apports suffisants en bons gras est essentiel :
huiles végétales de qualité (olive, colza, noix…),
avocats,
oléagineux (noix, amandes, noisettes, graines…),
poissons gras (sardines, maquereaux, saumon…).
Ces lipides participent aussi au film hydrolipidique du cuir chevelu, qui protège la peau et la fibre.
3. Micronutriments amis des cheveux
Parmi les nutriments souvent cités pour leurs effets sur les cheveux :
Zinc : participe au maintien de cheveux normaux.
→ Où le trouver ? Poissons, fruits de mer, œufs, légumineuses, graines de courge.Fer : une carence peut accentuer la fatigue et la chute.
→ Légumineuses, viandes rouges, abats, épinards, céréales complètes.Sélénium & biotine (B8) : contribuent aussi au maintien de cheveux normaux.
→ Noix du Brésil (très riches en sélénium), œufs, céréales complètes.Vitamine D : souvent basse, surtout l’hiver ; elle a un rôle global sur l’immunité et l’état général.
Un bilan sanguin avec ton médecin peut aider à voir où tu en es, plutôt que de supplémenter “au hasard”.
4. Glycémie & hormones : le duo à ne pas oublier
En cas de SOPK ou de résistance à l’insuline, les pics de glycémie peuvent entretenir :
l’hyperandrogénie,
l’acné,
certaines chutes de cheveux.
Sans devenir obsessionnelle, tu peux :
privilégier les aliments complets (riz complet, pâtes complètes, pain au levain…),
associer toujours fibres + protéines + gras à tes glucides,
limiter ce qui te donne de gros “pics puis chutes” de sucre (gros apports sucrés isolés, grignotages fréquents).
L’idée, ce n’est pas la perfection : c’est d’éviter les montagnes russes glycémiques qui fatiguent ton corps et tes hormones.
5. Et le plaisir dans tout ça ?
Parce que oui, on parle de cheveux, d’hormones, de nutriments…
Mais ton bien-être mental compte autant que ce qu’il y a dans ton assiette.
Un repas partagé, un dessert que tu adores, un bon plat réconfortant :
tout cela fait partie d’une vie équilibrée.
On cherche un terrain global qui soutient :
ton énergie,
ta santé,
et tes cheveux.
Conclusion
Nourrir tes cheveux, ce n’est pas seulement appliquer un bon sérum :
c’est aussi glisser, jour après jour, des nutriments utiles dans ton assiette, sans obsession ni culpabilité.
Si tu traverses une chute importante ou que tu suspectes un déséquilibre hormonal (SOPK, post-partum, etc.),
parle-en à un professionnel de santé : un bilan adapté + une alimentation douce + des soins ciblés peuvent faire une vraie différence sur le long terme.
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